Le guide des anime de l'hiver 2021
Imagine, un cambrousard du dernier donjon dans la ville de départ !

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Suppose a Kid From the Last Dungeon Boonies Moved to a Starter Town ?
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Qu'est-ce que c'est ?

Le jeune Lloyd vit dans un village très très éloigné de la capitale. Il rêve de devenir soldat, mais est de son propre aveu "le plus faible garçon du village". De ce fait, les autres villageois désapprouvent fermement ses ambitieux. Ça ne suffit pas à décourager Lloyd, qui part rejoindre la capitale. Toutefois, aussi bien Lloyd que le village ignoraient une vérité cruciale… Ce sont les descendants d'un héros qui a jadis sauvé le monde, et possèdent une puissance bien plus grande que les gens ordinaires. Bien qu'étant le plus faible de son village, la force de Lloyd est déjà totalement hors normes.

Imagine, un cambrousard du dernier donjon dans la ville de départ ! est diffusé sur Wakanim le lundi à 15 h 30.


Comment était le premier épisode ?

Bruno de la Cruz
Note :

Pour les observateurs et observatrices, ce projet est surtout perçu comme la première réalisation de migmi. migmi est une réalisatrice – ex-Madhouse – plutôt appréciée depuis qu'elle a dirigé des épisodes de Hunter X Hunter. Elle est aussi intervenue sur Gintama (OP). Évidemment, il existe 1 000 différences entre mener une série entière et quelques épisodes. Et après être passée assistante réalisatrice sur la série Professeur Layton (2018), elle va presque découvrir un nouveau métier ici.

Cette ouverture ne manque pas de rythme, se voulant assez agréable, colorée. migmi exploite sans retenue l'aspect comédie du show, mais elle semble aussi vouloir partir sur une base simple. Je crois qu'elle est tout à fait consciente qu'un épisode 1 donne le ton au show, et quand bien même elle ne peut pas tout inventer (il s'agit d'une adaptation), l'esprit de d'Imagine, un cambrousard (ou Tatoeba, de son titre japonais, pour faire plus court) est clairement identifiable. Je ne crois pas qu'on puisse parler d'une grande originalité dans l'approche ou le fond du titre, mais migmi joue là sa première au poste. Et quand on récupère une telle responsabilité, il faut toujours mesurer le challenge en fonction des forces en présence. Ici, c'est encore LIDEN FILMS qui produit, soit une maison bien connue certes mais qui délivre son 5e projet de la saison ! Bien sûr, ce ne sont pas les mêmes personnes qui sont concernées, mais cela reste une donnée à prendre en compte.

Et au rayon des bonnes nouvelles, on note la présence de Iino Makoto. Il faut remonter à quelques chroniques pour retrouver son nom sur le sympathique Hanebado!. Il est ici directeur d'animation et chara designer, mais il peut aussi s'occuper du story-board si besoin. Hanebado! faisait partie de ces anime ayant une certaine ambition dans l'animation. C'était parfois baveux mais il y avait de l'idée et des efforts. L'intro de Tatoeba ne regorge pas d'une grande animation – tout juste avons-nous de jolis cuts correctes – mais peut-être devons-nous guetter une surprise dans ce registre.

Tatoeba se présente donc comme un énième titre de fantasy dont la plastique n'est pas forcément une qualité. L'approche de migmi ne dénote pas du tout, graphiquement, avec l'œuvre d'origine (Nao Watanuki) et/ou son adaptation manga (Hajime Fusemachi). Je pense que migmi offre davantage le profil d'une réalisatrice d'animation/mise en scène, et que Square Enix n'a pas intérêt à y trouver une refonte artistique. Dans cette logique, l'approche du directeur artistique Miyake Masakazu prolonge l'univers de la saga, quitte à flirter avec la caricature (notez au passage que Miyake Masakazu est aussi concerné par la production de Mushokou Tensei).

En somme, Tatoeba n'est pas une grosse production ni même une série blindée de talent. Par contre, elle sera surveillée, histoire de vérifier la première de migmi. C'est aussi ça, s'intéresser à l'animation.


Alain Broutta
Note :

Voulant marcher dans les traces d'un héros légendaire qu'il admire, Lloyd Belladonna se rend à l'autre bout du royaume d'Azami pour intégrer l'école militaire. Ce jeune garçon s'estime lui-même être le plus faible de son village d'origine, Kunlun. Sauf que Kunlun n'est pas n'importe quel village : fondé par les héros, il s'agit de l'ultime rempart du monde des hommes avant le “dernier donjon”. Explorant pour la première fois le monde extérieur, Lloyd n'a ainsi pas conscience de son potentiel surpuissant !

Light novel de Toshio Satô, qui a déjà fait l'objet d'une adaptation manga depuis 2018, Imagine un cambrousard du dernier donjon dans la ville de départ est porté en série d'animation en cet hiver 2021. Malgré son titre à rallonge et son univers d'heroic fantasy, la série n'est pas un isekai mais reprend tout de même bon nombre d'ingrédients au genre. En effet, Lloyd ayant passé toute son enfance au même endroit, il découvre le monde extérieur avec un regard empreint d'innocence, comme s'il venait d'y être transporté. En outre, Lloyd dispose aussi du “bonus de caractéristique” propre aux héros ayant déjà vécu une première vie ailleurs, bien qu'il n'en ait pas encore pris connaissance.
Le concept est, comme souvent, résumé dans le titre, et parlera avant tout à ceux qui ont déjà joué à au moins un J-RPG dans leur vie : à l'approche du dernier donjon, l'environnement est ardu, et les villageois de Kulun sont ainsi éduqués à la dure… Aussi, que se passerait-il si un héros faisait le chemin inverse ? Son parcours en serait paradoxalement simpliste, et c'est sur de décalage qu'appuie la série. Ce décalage comique est surtout explicité par Marie, jeune sorcière qui héberge Lloyd à East City. En tant qu'ancienne disciple de la sorcière Alka, dit la “loli-mémé”, et accessoirement maire de Kunlun, Marie n'a pas vraiment eu le choix ! Connaissant l'origine de son visiteur, Marie constate (et jalouse) autant ses capacités physiques que magiques.

Dans la seconde partie de cet épisode d'introduction, Lloyd découvre la capitale et s'émerveille de son effervescence, à l'approche de la fête nationale. Mais il se fait déjà remarquer par d'autres candidats à l'examen d'entrée de l'académie, comme par l'armée elle-même… Il faut dire aussi que Lloyd sauve sur son chemin une princesse, Selen, et la délivre même d'une malédiction sans l'avoir fait exprès ! La route du succès semble donc toute tracée pour notre héros… mais est-ce vraiment aussi simple ?

En conclusion de ce pilote, Imagine un cambrousard nous apparaît comme un récit sympathique, porté par un héros gentillet dont la modestie égale sa surpuissance. Le concept de la série, nécessitant d'avoir quelques codes vidéoludiques en tête, s'en tient pour l'instant à sa plus simple expression. Le basculement des règles narratives habituelles offre un certain décalage comique, mais qui pourrait bien s'essouffler rapidement, mais un soubresaut de dernière minute pourrait nous donner envie d'en savoir davantage.


Damien Hilaire
Note :

Avec un titre pareil, difficile de passer inaperçu ! Imagine un cambrousard du dernier donjon dans la ville de départ (c'est sûrement la faute à celui qui a trouvé le titre français de Bofuri chez Wakanim) est originellement un light novel publié depuis 2017. Le titre est une comédie bon enfant qui joue des codes du narou-kei pour proposer une œuvre fantasy qui surfe sur la mode isekai sans en être un lui-même.

L'adaptation est réalisée par le studio LIDEN FILMS qui est aussi sur Otherside Picnic cette saison également. Cambrousard est réalisé par un pseudonyme (encore ces sales bêtes !) qui s'appelle migmi et c'est sa première réalisation de série. Il a déjà dirigé des épisodes, fait des story-boards, notamment sur Gintama, mais être le chef du projet global c'est une grande première. Et justement son expérience sur Gintama pourrait bien lui servir ici. Son humour si particulier est inimitable, mais le timing des gags et le travail sur le doublage est assez proche. Pour adapter le roman on retrouve Deko Akao, une scénariste prolifique qui a bossé sur les adaptations d'Après la pluie, Assassins Pride, Noragami et même Amanchu!. Sa longue expérience risque d'être salutaire sur Cambrousard.

Lloyd est un jeune garçon venant d'un village reculé. Considéré comme faible et chétif dans son village, il décide de partir à la ville pour passer l'examen permettant de devenir soldat. Il trouve pension chez Marie, une sorcière au caractère bien trempé qui fut l'apprentie de la maire du village de Lloyd, Kunlun. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Lloyd a sonné à sa porte, c'est bien sur recommandations de sa cheffe qu'il se rend chez Marie. Et il faut dire qu'elle est crainte, la demoiselle ! Elle possède un savoir perdu qui n'est transmis que dans ce village reculé et dont Lloyd lui-même n'a pas vraiment conscience du potentiel : les runes. Mais il faut dire que Lloyd n'est pas magicien et son statut de crevette du village lui a donné une fausse image de lui-même. En réalité ce n'est pas qu'il est faible mais qu'il a vécu toute sa vie aux abords d'une zone particulièrement dangereuse remplie de monstre gigantesque et surpuissant. Son village entier est un repaire de demi-dieux en puissance, ils sont tous surhumains. Même lui à une échelle moindre. Est-ce que Lloyd réussira à rentrer dans l'académie du royaume d'Azami ? C'est ce que nous verrons !

Premier épisode très fun où effectivement les seiyû font le gros du boulot. Nous retrouvons l'exécution aperçue sur des titres comme Cautious Hero avec des éléments comique assez semblable à base d'absurde et de quiproquo. Lloyd est un personnage manquant clairement de charisme et d'intérêt au premier abord mais c'est le décalage entre son innocence et sa puissance manifeste, qui fait tout le sel du titre. Un peu comme Mob mais en ayant encore moins de présence d'esprit, il est naïf et si mignon qu'il donnerait une impression de petit lapin adorable et sans défense. Et c'est comme ça que l'œuvre fonctionne.
Cambrousard c'est du tout bon, il faut voir ce que l'épisode suivant proposera mais dans l'immédiat c'est encore une fois un titre très sympa de cet hiver ! C'est à croire que rien n'arrivera à nous déplaire cette saison !


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